Dominique Villars
céuse Sommaire des anecdotes Souvenirs

Mésaventure...

Chers bahutiens,
Nous vivons en ce moment une situation singulière. Ce confinement qui nous coupe du monde est particulièrement angoissant et ses conséquences risquent d’être catastrophiques, mais il est indispensable si nous voulons gagner la guerre. Car il s’agit de cela. Et nous la gagnerons. C’est difficile, certes, mais nous avons à la maison le téléphone, internet, la télé et des livres… Profitons-en. Faisons ce que, d’ordinaire, nous reportons à plus tard. Et en particulier, ne nous gênons pas, reprenons contact avec nos amis, nos parents, bref notre famille. Un petit mail, quoi de plus rapide, de plus simple à écrire et à envoyer?! Quoi de plus agréable à recevoir?
Voilà, c’est ce que je fais auprès de vous, notre grande famille, celle qui nous a accueillis voilà soixante ans et plus, peut-être pour certains, au sein de notre bahut Dominique Villars. Ces années passées en cours et surtout à l’internat nous ont marqués à jamais. Elles nous ont inculqué les valeurs qui sont les nôtres, la solidarité, le respect, l’amitié et le sens de l’humour. Nous en avons senti l’encrage en nous lors de nos réunions (surtout la première) ou repas au café du Lion… À côté de notre cher café du lycée. Séquence nostalgie…
Que ce message vous trouve en pleine forme. Réfléchissez à notre prochaine rencontre, quand tout sera rentré dans l’ordre. Contactez nos copains du bahut qui, pour une raison ou une autre ne nous ont pas encore rejoints ou ceux qui ne sont venus que la première fois… En tapant, il me vient une idée, je vous la livre «brut de décoffrage». Si nous écrivions tous une anecdote, un truc qui nous était arrivé et que l’on n’est pas prêt d’oublier… Michel, j’en suis sûr, tu te feras un plaisir de transmettre pour notre grand plaisir…

Je commence.
Un samedi soir, les petits, dont moi, qui ne rentraient pas chez eux étaient regroupés dans le dortoir 6. Les grands dans le dortoir 2. Avant extinction des feux, le pion me demande d’aller chercher un livre ou autre chose à «pion ville». C’est comme ça qu’on appelait le secteur à côté du Cercle de lecture où «résidaient» les pions. Pour m’y rendre, je descends dans la cour et remonte à la chambre du pion. J’étais sur le point de retourner dans mon dortoir quand un pion qui sortait de sa chambre me dit «je t’ouvre le dortoir 2 et tu n’as pas à descendre dans la cour. Tu traverses et tu tombes dans le dortoir 6 ». Il m’ouvre et referme à clé. Sauf que le veilleur avait déjà fait sa tournée de fermeture. Je me suis retrouvé piégé dans le 2. Le pion “Aridèle” ricanait et m’a dit de dormir là. Pensant que je m’étais échappé, quand le veilleur a fait sa ronde, vers deux heures du matin, le pion du 6 a signalé ma “fugue”. Aussitôt, en pleine nuit, le proviseur a fait intervenir les pompiers, les gendarmes avec projecteurs pour me retrouver. Et moi, je dormais tranquillement. Cet incident avait mis le bahut en effervescence et pendant quelques heures, j’avais été le petit téméraire qui avait fugué...
Bonne journée et surtout, protégez-vous, ne sortez pas.
À votre clavier.
Alain
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D.Villars
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