Dominique Villars
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Les pieds noirs au bahut

Rentrée 1962, à l'internat,
C'est l'année de l'indépendance pour l'Algérie... et l'arrivée des Pieds Noirs. Dans les Hautes-Alpes nous sommes peu nombreux, la plupart à l'internat (de mémoire une petite vingtaine pour tout le lycée) mais on se fait vite remarquer.
D'abord il y a l'accent bien particulier qui fait vite partie du folklore, et qui d'ailleurs s'estompera au fil des mois. Ensuite il y a quelques pratiques qui semblent originales et nous distinguent : la zib, le coup de boule, des expressions singulières...
En fait, en cet hiver 1962/1963 particulièrement froid et enneigé, l'accueil des Hauts-Alpins n'est pas franchement hostiles, mais très réservé. On maintient une certaine distance dans cet univers clos où, jusque là, tout le monde se connaissait bien.
Certains sont surpris de voir que les Pieds Noirs n'ont pas une couleur de peau qui les distingue, qu'ils parlent la même langue, même si leur accent fait rire. Nous sommes (semble-t-il) assez discrets mais prompts à la bagarre et réactifs, peu disposés à nous laisser ennuyer.
En dehors de quelques cas isolés, l'intégration va se faire vite et après une année scolaire, on peut dire lors de la rentrée suivante, que la distinction entre Hauts-Alpins et Pieds Noirs n'est plus pertinente... pour le confort de tous.
Georges Ailloud
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D.Villars
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